Une 164ème session « historique » du Conseil de la FAO

Du 6 au 10 juillet 2020 s’est tenue une session en format entièrement virtuel du Conseil de la FAO, avec un agenda particulièrement chargé avec notamment l’adoption d’un nouvel organigramme.

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L’adoption d’un nouvel organigramme modulaire pour la FAO

Afin d’aider la FAO à répondre à des enjeux croissants en matière d’alimentation et de faim dans le monde, notamment dans le contexte actuel de pandémie, les Etats-membres ont validé les changements d’organisation interne proposés par la Direction. Ceux-ci devraient permettre, selon le directeur général, d’évoluer vers une FAO plus agile et réactive face à des crises majeures, tout en appuyant la décentralisation de ses activités. La France a soutenu en particulier la création du centre mixte entre la FAO et l’Organisation Internationale pour la Santé (OMS), ainsi que le renforcement de celui avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AEIA). Ces deux structures permettront de renforcer la collaboration avec les agences des Nations unies, telles que l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE) et contribuer à lutter contre les zoonoses dans le cadre d’une approche « Une santé ».

Examen et validation des activités des Comités du Programme et Financier

Membre du Comité du Programme, la France a réitéré son attachement aux thèmes propres à la préservation des ressources naturelles et appelé à un plan d’action robuste pour mettre en œuvre la nouvelle Stratégie de la FAO relative à l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs de l’agriculture, qui devrait être présenté en fin d’année lors des Comités techniques de la FAO.

Aux côtés de l’Allemagne, qui présidait l’Union Européenne durant ce semestre, la France a appuyé la vision de la FAO pour atteindre un Monde sans faim, éliminer la pauvreté rurale, conserver les ressources naturelles et résoudre les problèmes de changement climatique tout en améliorant les conditions de vie de tous. La France a aussi proposé de s’inspirer des Initiatives « Green Deal » et « From farm to Fork » de l’Union Européenne ainsi que les pratiques innovantes telles que l’agroécologie pour proposer des modes de développement plus durables et inclusifs.

Les Etats-membres ont accueillis favorablement la bonne gestion financière de la FAO, dont le budget est resté stable par rapport aux années précédentes.

L’action de la FAO en réponse à la crise du Covid-19

Les Etats-membres ont longuement échangé autour du rôle de la FAO et de l’impact de la Covid-19 sur le fonctionnement des systèmes alimentaires. Avec l’Union Européenne, la France a insisté sur le lien entre la sécurité alimentaire, la nutrition, les systèmes alimentaires et la santé avec la COVID-19. Elle a ainsi invité la FAO à intensifier son travail sur la gestion et prévention des zoonoses dans le cadre de l’approche « Une santé ».

L’Ambassadrice Delphine Borione, a également porté des messages forts contre la dégradation des ressources naturelles, la déforestation et l’érosion de la biodiversité, qui menacent aujourd’hui la durabilité de nos systèmes alimentaires et nous expose à des risques sanitaires croissants. Elle a rappelé le besoin essentiel d’inclusivité de tous les acteurs concernés, pour formuler des actions coordonnées à l’échelle globale qui tiennent compte des besoins particuliers des populations locales. A ce titre, les travaux du Comité de la Sécurité Alimentaire Mondial et du Groupe d’Experts de Haut-Niveau offrent des analyses et recommandations adaptées pour faire face à ces enjeux complexes.

La FAO a présenté son programme destiné à « répondre et reconstruire » face aux impacts de la Covid-19. Ce programme officiellement présenté le 14 juillet entend mobiliser des ressources à hauteur de 1,2 milliards USD pour soutenir les systèmes alimentaires, aider les plus vulnérables ou encore renforcer le domaine de la santé animale.

La « Plateforme internationale pour l’alimentation et l’agriculture numériques » sera hébergée par la FAO

Suite à la proposition du Forum Mondial pour l’Alimentation et l’Agriculture, la FAO va héberger une plateforme digitale destinée à promouvoir la diffusion des technologies numériques dans les domaines agricoles et alimentaires afin de valoriser les opportunités offertes par le numérique pour améliorer toute la chaîne de valeur agricole. Avec d’autres États membres, la France a rappelé son exigence que cette plateforme soit transparente, inclusive, simple d’utilisation et adaptée aux niveaux technologiques et aux capacités des utilisateurs, tout en respectant la confidentialité et la propriété des données.

Après cette session du Conseil 2020, la France laisse sa place au Conseil à l’Italie pour deux ans.

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Dernière modification : 04/08/2020

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