Retour sur la 127ème session du Conseil d’administration du FIDA

Une session dense du Conseil d’administration marquée notamment par l’adoption d’une stratégie de collaboration avec le secteur privé.

JPEGPhoto prise à l’occasion du discours de l’Ambassadrice, Delphine Borione, concernant les rapports annuels de performance du FIDA.

La 127ème session du Conseil d’administration du Fonds international de développement agricole (FIDA) s’est tenue à Rome du 10 au 12 septembre 2019.

Faisant référence aux conclusions du rapport 2019 sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde qui montre une augmentation de l’insécurité alimentaire pour la quatrième année consécutive, le Président du FIDA Gilbert Houngbo a souligné, dans son discours d’ouverture, la nécessité de faire mieux et plus, précisant que c’était tout l’enjeu de sa vision « FIDA 2.0 ». Le Président a informé le Conseil de l’accord du Secrétaire général des Nations unies à la proposition des agences romaines d’organiser un sommet international sur les systèmes alimentaires à New York en 2021.

Le Conseil d’administration a approuvé la stratégie de collaboration avec le secteur privé, qui permettra d’amplifier l’action du FIDA en faveur de l’éradication de la faim dans le monde. La stratégie prévoit de mobiliser les financements et les savoir-faire privés en faveur des petites et moyennes entreprises rurales.

Les Etats membres ont adopté la révision du Cadre de contrôle interne du Fonds et salué cette amélioration visant à intégrer les mécanismes de contrôle existants dans un document unique, complet et cohérent, qui couvre l’ensemble des risques susceptibles d’avoir des répercussions sur les états financiers de l’institution. Ce cadre permettra d’améliorer la gestion du risque de manière globale au sein de l’institution.

La direction du FIDA a également présenté un Cadre de partenariat visant à renforcer le développement de partenariats stratégiques au niveau national, régional et mondial. Le Conseil a salué le document, reconnaissant le caractère essentiel des partenariats dans l’atteinte des objectifs stratégiques du FIDA et des Objectifs de développement durables (ODD).

La présentation des rapports annuels de performance du FIDA (le RIDE élaboré par la direction et le RARI préparé par le Bureau indépendant de l’évaluation) a été l’occasion d’échanger sur les points forts et les défis auxquels était confronté le Fonds. A cette occasion, la France s’est exprimée au nom des pays de la liste A, notamment pour saluer les performances satisfaisantes du Fonds et appeler la direction à poursuivre ses efforts dans les pays en situations de fragilité et dans l’intégration des problématiques femmes-hommes au sein de son portefeuille de projets.

Sur les questions opérationnelles, le Conseil a adopté 10 nouveaux projets dans les pays suivants : Angola, Bangladesh, Burkina Faso, Cambodge, Ethiopie, Libéria, Mozambique, Niger, Sénégal, Soudan. Les Etats membres ont également approuvé des directives opérationnelles concernant le ciblage, qui permettront dans le cadre des projets du Fonds de renforcer le ciblage des populations rurales les plus vulnérables afin de ne laisser personne de côté.

Enfin, le Conseil d’administration a pu apprécier les excellents résultats du FIDA tels que présentés dans le rapport d’évaluation d’impact 2016-2018 de l’organisation : grâce aux investissements réalisés, 62 millions de personnes ont vu leur mobilité économique s’accroître, alors que l’objectif initial était de 40 millions d’individus. Les Etats membres ont invité la direction à perfectionner la méthodologie utilisée, unique pour une Institution financière internationale, afin de la rendre encore plus robuste.

Dernière modification : 23/09/2019

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