Réforme du système de développement des Nations unies

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, par consensus, le 31 mai une résolution entérinant une réforme importante du système de développement des Nations unies.

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Cette réforme promue par le Secrétaire général depuis son entrée en fonctions en janvier 2017, s’inscrit dans un projet plus large incluant également une réforme de la gestion et une réforme du pilier paix et sécurité.

Intitulée « Repositionnement du système des Nations unies pour le développement », cette partie « développement » de la réforme des Nations unies a pour principal objectif de mettre le système en mesure d’accompagner les États membres pour réaliser les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable à travers une adaptation de sa structure.

La réforme, qui devrait être opérationnelle à partir du 1er janvier 2019, vise à améliorer la coordination au sein du système de développement des Nations unies sur le terrain à travers, en particulier, une redynamisation du rôle des coordonnateurs résidents. Les fonctions de coordonnateur résident et les fonctions de représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement seront en effet désormais dissociées. Les coordinateurs résidents, qui répondront directement au Secrétaire général, verront par ailleurs leur autorité sur l’équipe-pays et leurs pouvoirs accrus, disposeront de ressources humaines et financières propres, et seront au cœur de l’élaboration des plan-cadre nationaux pour le développement (UNDAF), ce qui devrait leur permettre d’assumer pleinement leur rôle de coordination et de redevabilité sur la mise en œuvre des plans-cadres pour l’ensemble du système.

Le financement reposera sur un dispositif hybride, avec à la fois le prélèvement d’une redevance de 1% sur les contributions aux ressources autres que les ressources de base et un doublement des contributions des différentes entités du système de développement des Nations unies dans le cadre de l’accord de partage des coûts déjà en vigueur.

Les équipes-pays seront par ailleurs revitalisées par un ajustement de la présence de chaque agence, fonds et programme sur le terrain aux besoins et au contexte local.
Les agences, fonds et programmes sont incités à mettre en commun les locaux et autres services support, afin de réaliser des économies et de gagner en efficacité.

La France se réjouit de l’adoption de cette réforme qui constitue une première étape vers la transformation de l’architecture des Nations unies en matière de développement en vue de l’’adapter aux objectifs et aux impératifs de l’Agenda 2030.

Un plan de mise en œuvre sera présenté par le Secrétaire général d’ici la fin de la 72e session de l’Assemblée générale (à la mi-septembre). Il appartient à présent aux agences, fonds et programmes des Nations unies, et notamment aux agences basées à Rome, de pleinement concourir à la mise en œuvre de cette réforme.

Dernière modification : 05/06/2018

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