Présentation du FIDA

Le Fonds international des Nations Unies pour le développement agricole est une institution financière des Nations Unies dont la mission est de soutenir le développement agricole et rural dans les pays en développement.

Statut

Le Fonds international des Nations Unies pour le développement agricole (FIDA/IFAD) est à la fois une organisation spécialisée des Nations Unies et une institution financière internationale qui a commencé ses opérations en 1978, en réponse à une résolution adoptée à la Conférence mondiale sur l’alimentation de 1974 demandant la création d’un fonds international pour financer des projets de développement agricole. Elle est issue d’un partenariat original et fondateur entre les bailleurs traditionnels, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et les pays en développement.

Missions

La mission du FIDA est de contribuer à l’éradication de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Ses objectifs stratégiques sont d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales pauvres, d’accroître leurs revenus et de renforcer leurs capacités de résilience aux chocs. Il met l’accent sur le soutien aux petits exploitants et à l’agriculture familiale, avec une attention particulière sur les femmes (qui représentent 50% des bénéficiaires des projets), la préservation de l’environnement et l’adaptation au changement climatique.

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A cet effet, il accorde des financements ( environ1 milliard de dollars américains par an) sous forme de prêts concessionnels ou de dons aux États, qui les rétrocèdent ensuite aux bénéficiaires directs. Ses activités recouvrent l’accès des petits exploitants agricoles aux marchés, aux financements, aux savoirs et aux technologies, la construction de petites infrastructures (irrigation, marchés, usines de transformation, lieux de stockage, dessertes rurales, etc.), la promotion des droits des femmes et des populations autochtones, l’aide à la création de coopératives ou d’associations communautaires, la formation au développement de PME-PMI, l’adaptation au changement climatique.

Le FIDA intervient dans 91 pays pour un portefeuille de 209 projets représentant 7,5 milliards de dollars US.

Le FIDA compte 176 États membres, répartis en trois listes électorales, A, B et C :
▪ la liste A regroupe 28 États donateurs, majoritairement membres de l’OCDE, dont la France ;
▪ la liste B regroupe 12 pays en développement contributeurs depuis la création du FIDA ;
▪ la liste C regroupe 137 États bénéficiaires, dont certains (émergents) sont devenus aussi contributeurs.

Organes directeurs

Le FIDA est dirigé par un Conseil des gouverneurs, composé de tous les États membres. Il se réunit chaque année en février pour approuver le budget et les reconstitutions du Fonds, ses orientations générales, l’adhésion de nouveaux États, les amendements aux documents fondateurs et aux règlements du FIDA. La représentation de la France y est assurée par la Direction générale du Trésor. Le Forum est précédé tous les deux ans alternativement du Forum paysan, qui rassemble les organisations paysannes du monde entier partenaires du FIDA, ou du Forum des populations autochtones.

Les décisions ordinaires sont déléguées au Conseil d’administration, composé de 36 États (liste A : 8 titulaires / 8 suppléants ; liste B : 4 titulaires / 4 suppléants ; liste C : 6 titulaires / 6 suppléants) et qui se réunit 3 fois par an. Le Conseil d’administration est assisté de deux comités techniques préparatoires : évaluation et audit. La France a été réélue en février 2018 pour un nouveau mandat de trois ans au Conseil d’administration. Elle est par ailleurs membre du comité d’évaluation.

Les droits de vote au FIDA sont calculés en fonction des contributions cumulées des États depuis la création du Fonds. Le FIDA a une tradition de prise de décision par consensus.

Les langues officielles du FIDA sont l’anglais, le français, l’espagnol et l’arabe.

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Organigramme du FIDA (mai 2020)
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Organisation et budget

M. Gilbert Houngbo, de nationalité togolaise, a été élu Président du FIDA le 14 février 2017 pour un mandat de 4 ans.

Le FIDA compte environ 600 employés, répartis entre son siège de Rome et une quarantaine de bureaux pays, dont 15 hubs régionaux.

Le FIDA dispose de quatre sources de financement :
▪ les contributions de ses membres,
▪ les produits des placements,
▪ les remboursements des prêts par les pays bénéficiaires,
▪ l’emprunt auprès de ses Etats membres.
Ces ressources alimentent son programme de travail, et sont complétés par des cofinancements des pays bénéficiaires et d’autres bailleurs.

Les contributions ont un caractère volontaire et pluriannuel. Tous les trois ans, le FIDA organise une conférence de reconstitution de ses ressources, correspondant à un programme de travail. La 11ème reconstitution du Fonds, qui couvre la période 2019-2021, a recueilli 1,2 Mds USD de contributions. La douzième reconstitution du FIDA se déroule tout au long de l’année 2020, à travers notamment 4 consultations en février, juin, octobre et décembre.

La France et le FIDA

La France appuie les efforts du FIDA en faveur de l’investissement de la communauté internationale dans une production agricole durable, au profit des petits agriculteurs, et en particulier des femmes. Elle promeut sa participation dans les diverses enceintes internationales en lien avec la sécurité alimentaire, notamment dans le cadre du G20 et du G7 et au Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA).

L’Agence française de développement (AFD) et le FIDA disposent d’un accord de coopération, renouvelé en mars 2017. Le président du FIDA K. Nwanze et Le Directeur de l'AFD R. Rioux lors de la signature de l'accord de mars 2017 - JPEG Les deux institutions cofinancent ensemble régulièrement des projets dont notamment : la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM), issue du sommet agricole du G20 de 2011 ; un projet d’assurance indicielle climatique, en lien avec le PAM ; ou le Programme d’appui aux organisations paysannes en Afrique (PAOPA / SFOAP). Par ailleurs l’AFD et le FIDA ont renforcé leur partenariat avec la conclusion en mars 2017 d’un accord de prêt de 200 millions d’euros de l’AFD au FIDA.

Le FIDA et l’Institut Agronomique, Vétérinaire et Forestier Français IAVFF / Agreenium, consortium regroupant 14 établissements d’enseignement supérieur agronomiques et vétérinaires et 4 instituts de recherche français spécialisés dans les agrosciences, disposent d’un accord de coopération signé en 2014. Cet accord organise des échanges scientifiques et l’envoi de stagiaires étudiants au FIDA.

Dernière modification : 11/06/2020

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