Le FIDA se dote d’un nouvel outil pour diversifier ses sources de financement

A l’occasion d’une session extraordinaire, le Conseil d’administration du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) a adopté le 30 octobre, par consensus et au terme d’un processus de seulement quelques mois, un cadre visant à permettre aux États membres de contribuer sous la forme de prêts concessionnels, aussi appelés « prêts de partenaires à des conditions favorables » (PPCF).

Siège du FIDA - JPEG

Ce nouveau dispositif élargit la gamme des sources de financement du FIDA en permettant aux Etats membres de financer ses activités non plus seulement sous forme de dons ou de prêts souverains (prêts de 200M€ consenti notamment par l’AFD en 2017), mais également sous forme de prêts à des conditions avantageuses. Les ressources provenant de ces prêts seront fondues dans les ressources générales du FIDA et seront allouées, comme les ressources ordinaires de reconstitution sous forme de dons, à travers le système d’allocation des ressources.

Certaines dispositions de ce cadre visent à s’assurer que les dons resteront la base du financement du FIDA ; il est prévu en particulier que les pays contributeurs souhaitant conclure un PPCF devront maintenir le niveau de leur contribution en don à hauteur d’au moins 80% de leurs précédentes contributions. Dans une logique gagnant-gagnant, et afin de rendre ce nouvel outil suffisamment incitatif pour les pays prêteurs, des droits de vote additionnels seront octroyés au prêteur en contrepartie de l’élément de libéralité (élément-don) du prêt.

Avec ces PPCF, le FIDA rejoint ainsi plusieurs autres institutions financières internationales, comme la Banque mondiale ou le Fonds africain de développement, qui s’étaient déjà dotés au cours des dernières années d’un tel dispositif.

La France, favorable à une diversification des modalités de financement du FIDA au regard des enjeux liés à la mise en œuvre de l’agenda 2030 et dans un contexte d’accroissement de la demande de financements adressée au FIDA, a soutenu activement l’adoption de ce cadre pour les PPCF qui, par rapport aux prêts souverains, devraient bénéficier à un éventail plus large de pays bénéficiaires, y compris les pays pauvres empruntant au FIDA à des conditions très favorables.

Dernière modification : 23/11/2017

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