La réponse au COVID-19 au cœur de la 129e session du Conseil d’administration du FIDA

Du 20 au 23 avril 2020, la France a participé à la 129ème session du Conseil d’administration du FIDA. Entièrement virtuelle afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur, cette session dense a porté en grande partie sur la réponse du FIDA au COVID-19.

JPEG
Du fait de la situation liée au COVID-19, le Conseil d’administration du FIDA s’est tenu pour la première fois dans un format entièrement virtuel. Les Etats membres du Conseil d’administration, dont la France, ont ainsi exercé leurs responsabilités en matière de gouvernance et de supervision grâce à un système de visioconférence mis en place. Le multilinguisme a pu être préservé puisque, malgré ces circonstances exceptionnelles, l’interprétariat était disponible dans les quatre langues officielles du FIDA (anglais, français, espagnol, arabe).

Une grande partie des discussions a porté sur la réponse du FIDA face à la pandémie du COVID-19 et les risques que celle-ci entraînait en particulier sur le plan socio-économique. Dans son discours d’ouverture, le président Gilbert Houngbo a mis en avant la nécessité pour le FIDA de s’adapter face aux changements mondiaux provoqués par la pandémie, aux conséquences importantes pour l’organisation et les bénéficiaires de ses programmes. La réponse du FIDA consiste à adapter ses programmes en cours, soutenir les réponses politiques des Etats sur les questions d’agriculture et de sécurité alimentaire et apporter un soutien financier aux Etats emprunteurs. Le FIDA a également annoncé la création d’un Mécanisme de relance en faveur des populations rurales pauvres, qui vise à atténuer les répercussions de la pandémie sur la production alimentaire, l’accès aux marchés et l’emploi en milieu rural. Le Conseil d’administration a exprimé son soutien à la réponse du FIDA face à la pandémie et autorisé un abondement de ce Mécanisme à hauteur de 40 millions USD à partir de ressources internes du Fonds.

JPEG

Le Conseil d’administration a également approuvé un Cadre des opérations non souveraines du FIDA dans le secteur privé, qui détaille les critères et modalités régissant le financement d’opérations non souveraines. Ce cadre s’inscrit dans la volonté du FIDA d’approfondir sa collaboration avec le secteur privé en faveur de l’éradication de la faim et du développement des zones rurales.

Cette session a été l’occasion d’adopter un plan d’investissement axé sur les capacités, c’est-à-dire un financement exceptionnel destiné à renforcer les capacités du FIDA, à la fois en termes de compétences du personnel, de processus et de technologies, afin que le Fonds dispose de l’expertise et de toute l’agilité nécessaires pour mener à bien ses programmes.

Enfin, le Conseil a approuvé l’utilisation de 1,5M$ des ressources du FIDA pour contribuer à l’organisation du Sommet sur les systèmes alimentaires, annoncé par le Secrétaire général des Nations unies. Ce sommet, qui devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année 2021, mobilisera un ensemble varié d’acteurs pour favoriser de nouvelles actions ambitieuses et des solutions innovantes sur la façon dont nous produisons, transformons et consommons la nourriture. Le FIDA, la FAO et le PAM, de par leur rôle central sur les questions d’agriculture et d’alimentation, sont fortement impliqués dans la préparation du Sommet.

Dernière modification : 15/05/2020

Haut de page