Discours de l’Ambassadeur à la session d’ouverture du conseil d’administration du PAM ( 20 février 2017 )

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Photo ci-dessus : Intervention de l’Ambassadeur Serge Tomasi, Représentant permanent pour la France.

Voici l’intervention prononcée, lors du débat général, par l’Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès des institutions des Nation unies à Rome :

Déclaration de la France
Conseil d’administration du PAM
(20 février 2017)
Monsieur le Président,
Madame la Directrice exécutive,
Mesdames et Messieurs,

Cette session ordinaire de notre conseil revêt une dimension très spéciale pour nous tous.
1/ C’est d’abord une session spéciale car elle marque le commencement de la mise en oeuvre de la feuille de route intégrée, réforme majeure mettant pour la première fois en place au sein du PAM une planification pluriannuelle des opérations du PAM à l’échelle du pays. L’examen des huit premiers plans stratégiques de pays lors de cette session est donc une étape importante qui ouvre la voie à leur mise en oeuvre sur le terrain, mais nous offre aussi l’opportunité d’en tirer des leçons qui seront très utiles pour la préparation des prochains PSP.

2/ Cette session du Conseil d’administration est également une session spéciale en raison de la présentation au conseil de plusieurs politiques majeures.
La nouvelle politique en matière de nutrition traduit un engagement renforcé du PAM dans le domaine de la nutrition. La France s’en félicite et salue d’autant plus le PAM d’avoir intégré davantage les questions de nutrition dans les programmes du PAM comme le démontre les premiers PSP présentés. Le maintien de la priorité à la prévention et au traitement de la malnutrition aiguë nous semble un élément
particulièrement important et nous nous félicitons du fait que la politique le mentionne de façon claire.

Les politiques en matière d’environnement et de changement climatiques soumises au conseil d’administration traduisent la volonté d’aligner le PAM sur le nouvel agenda du développement durable et l’accord de Paris sur le climat. Dans un contexte où le changement climatique est un facteur clé d’insécurité alimentaire venant bien souvent aggraver des vulnérabilités existantes, la politique climatique, qui vise à mieux définir la contribution spécifique du PAM pour aider les pays à faire face aux effets du changement climatique,apparaît très opportune. La politique environnementale, qui
vise quant à elle à renforcer l’intégration de la dimension environnementale dans la manière dont le PAM conduit ses activités, apparait tout à fait complémentaire. A cet égard, la France se félicite notamment de l’attention portée à l’impact positif des achats locaux de denrées alimentaires.

Nous souhaitons aussi féliciter le PAM pour son engagement en matière d’égalité des sexes reflété à travers ces trois politiques. Nous souhaitons manifester tout notre soutien à cette approche.

3/ Le caractère spécial de cette session tient également à la participation du Haut-Commissaire aux réfugiés en tant qu’invité spécial.
Dans un contexte difficile marqué par une multiplication des crises humanitaires et qui se traduit par des déplacements de populations d’une ampleur inédite, la nécessité de favoriser des réponses globales et multifactorielles qui s’inscrivent
notamment davantage dans le long terme pour mieux prévenir les crises et favoriser un développement durable, n’en est que plus évidente.

Dernière modification : 02/08/2017

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