41ème session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole

La 41ème session du Conseil des gouverneurs du FIDA a permis aux gouverneurs d’échanger de manière approfondie sur le thème de la fragilité à la résilience à long terme.

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La 41ème session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA), s’est tenue à Rome les 13 et 14 février, en présence de la Première Ministre du Bengladesh, Sheikh Hasina, ainsi que du Ministre de l’agriculture et de l’irrigation du Pérou, José Berley Arista Arbildo, invités d’honneur.
Lors de la session d’ouverture, le Président du FIDA, Gilbert Houngbo, a rappelé, à l’aune des nombreux défis qui affectent le monde rural, que le FIDA devait faire preuve d’ambition et redoubler d’efforts pour éliminer la faim et la pauvreté. Il a également souligné le besoin d’adaptation et d’évolution rapides de l’institution face à « un monde qui change », mettant ainsi en avant le processus de réforme dans lequel le FIDA s’est engagé cette année, en termes de qualité, d’impact et de volume. Il a par ailleurs renouvelé l’engagement du FIDA à accentuer son travail sur les questions de climat, de genre, de nutrition, et de jeunesse pour les intégrer dans toutes ses opérations. Enfin, le Président a insisté sur la nécessité de porter une attention particulière aux situations de fragilité qui pouvaient compromettre la réalisation des objectifs de développement durable.

La question de la fragilité et de la résilience à long terme était au cœur de cette session. En effet, pour la première fois, des tables-rondes thématiques ont été organisées à la place des traditionnelles interventions nationales afin permettre aux gouverneurs de contribuer de manière interactive et dynamique à la concertation sur ce thème. La France, rappelant toute l’importance qu’elle accordait à l’appui aux pays en situation de fragilité, s’est félicitée de la priorité donnée par le FIDA à cette question. Elle est également intervenue sur caractère crucial du multilatéralisme pour résoudre les défis mondiaux et lutter contre la pauvreté, ainsi que sur le rôle essentiel de la jeunesse au sein de cette dynamique.

Cette session a également été l’occasion d’approuver plusieurs décisions et documents importants comme : le rapport final de la consultation sur la 11e reconstitution des ressources du FIDA pour la période 2019-2021 ; le programme de travail et le budget du FIDA pour 2018 ; un amendement à l’Accord portant création du FIDA, pour tenir compte de la diversification de ses sources de financement ; et des propositions de bonnes pratiques concernant la nomination au poste de Président du FIDA.

Enfin, la France a été réélue pour un mandat de trois ans au sein du Conseil d’administration, pour la période 2018-2020.

Dernière modification : 08/03/2018

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