119ème session du Conseil d’administration du FIDA (14-15 décembre)

Le conseil a approuvé une opération de prêt de l’AFD et plusieurs documents stratégiques sur l’engagement dans les pays en situation de fragilité, l’adaptation au changement climatique et le fonctionnement du FIDA.

La 119ème session du Conseil d’administration du Fonds international de développement agricole (FIDA), la dernière sous la présidence de K. Nwanze, s’est tenue à Rome du 14 au 15 décembre.

Lors de cette session, le Conseil d’administration a approuvé :

  • Une proposition de prêt de 200M€ de l’Agence française de développement au FIDA. Ce prêt va permettre de répondre au besoin de ressources du FIDA pour mettre en œuvre son programme de prêts et de dons sur la période de la 10e reconstitution (2016-2018). Il s’agira de la première opération de mise en œuvre de la politique d’emprunt souverain approuvée par le Conseil. Elle constitue un pas important vers l’évolution de l’architecture financière du FIDA et la diversification de ses sources de financement (au-delà des contributions de base aux reconstitutions). Télécharger l’intervention prononcée par l’Ambassadeur Serge Tomasi, Représentant permanent de la France auprès des institutions des Nations unies à Rome (pdf - 13,7Ko).
  • Une nouvelle stratégie d’engagement dans les pays présentant des situations de fragilité. Cette stratégie présente notamment des approches organisationnelles et opérationnelles adaptées pour renforcer la résilience et l’efficacité des opérations du FIDA dans les situations de majeure vulnérabilité et prévoit la mobilisation de ressources additionnelles.
  • Le lancement d’une 2e phase du programme d’adaptation de l’agriculture paysanne au changement climatique (ASAP) pour la période 2017-2025. Dans un contexte à présent d’intégration transversale du climat dans l’ensemble du portefeuille du FIDA, cette seconde phase va se concentrer sur un rôle d’appui à l’intégration transversale avec le financement, sous forme de dons, d’activités assistance technique, de renforcement des capacités ou bien encore de concertation sur les politiques.
  • Un plan de décentralisation visant à mettre en œuvre la stratégie dont est déjà doté le FIDA. Ce plan de décentralisation vise notamment à renforcer les capacités du FIDA dans un certain nombre de pays afin d’en faire des « plateformes sous-régionales » dotés d’une masse critique leur permettant de fonctionner comme des centres d’expertise technique et administrative au profit d’autres bureaux de la sous-région.

Cette session a également été l’occasion d’aborder la gouvernance du Fonds (un projet de réforme sera présenté à la 40e session du Conseil des gouverneurs en février prochain), plusieurs projets d’initiatives en matière de financement du secteur privé, la coopération sud-sud et triangulaire. Enfin, elle a permis d’adopter plusieurs nouveaux programmes d’options stratégiques (Colombie, Éthiopie, Malawi, Nigeria).

Le conseil d’administration a salué l’action menée par K. Nwanze à la tête de l’institution depuis 2008, laquelle avait notamment contribué à renforcer le rôle du FIDA dans l’appui à l’autonomisation des populations rurales pauvres ainsi qu’à rehausser le profil du FIDA sur la scène internationale. Ses efforts pour engager le FIDA sur les enjeux globaux, comme l’environnement et le changement climatique, la nutrition ou bien encore l’égalité hommes-femmes ont également été soulignés.

Dernière modification : 23/12/2016

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